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Les personnes immigrantes et le secteur de l’horticulture ornementale au Québec

En 2017, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en horticulture ornementale, HortiCompétences, a invité AXTRA à l’appuyer dans ses démarches pour attirer davantage de travailleurs immigrants dans ce secteur d’activité. Plus concrètement, le mandat confié à l’Alliance consistait à dresser un portrait sommaire de l’intégration sur le marché du travail des personnes immigrantes au Québec. Voici les grandes lignes du rapport de recherche rédigé par AXTRA.

Portrait des personnes immigrantes au Québec

Divisé en quatre sections, le rapport de recherche sur l’intégration de la main-d’œuvre immigrante au Québec présente d’abord un bref état des lieux de la situation des personnes issues de l’immigration, avant d’identifier les principaux services offerts aux clientèles immigrantes par les différents paliers de gouvernement. La troisième section documente les défis rencontrés par les nouveaux arrivants ainsi que par les employeurs souhaitant embaucher ces travailleurs. Enfin, le rapport fournit quelques données sur la main-d’œuvre du domaine horticole.

Intégration des personnes sur le marché du travail – État de la situation

L’accueil et l’intégration socioprofessionnelle des personnes immigrantes sont des enjeux de taille, particulièrement en période de pénurie de main-d’œuvre. Comme le démontre le rapport, bien que les immigrants aient été sélectionnés, pour la plupart, en fonction de leur potentiel d’intégration sur le marché du travail et dans la société, on remarque que le taux de chômage de ces derniers était plus élevé que pour la population née au pays. En effet, le taux de chômage chez les personnes immigrantes s’élevait à 7,5 % en 2016 (11,3 % dans le cas des personnes arrivées depuis 5 ans ou moins) alors qu’il s’élevait à 6,8 % chez les natifs.

De plus, toujours selon le rapport, on constate que les immigrants scolarisés sont victimes d’une déqualification importante, c’est-à-dire qu’ils occupent un emploi moins qualifié ou moins bien rémunéré que leur niveau d’instruction permettrait de l’envisager. Le taux de surqualification des personnes immigrantes de 25 à 54 ans étaient de 46,4 % en 2015 au Québec alors qu’il s’élevait à 28,2 % pour la population native du même groupe d’âge. Notons également que la situation en emploi des femmes immigrantes au Québec était plus désavantageuse que celle des hommes immigrants, avec un taux d’activité de 56,9 % pour les femmes et de 69,7 % pour leurs homologues masculins.

Défis et enjeux pour les personnes immigrantes et les employeurs

La recherche a permis d’identifier certains obstacles en matière d’intégration en emploi qui pourraient expliquer les précédentes données et auxquels sont confrontées quotidiennement les personnes immigrantes. Notons en ce sens le manque d’information des immigrants sur leur société d’accueil, la non-reconnaissance des compétences acquises à l’étranger, la maîtrise de la langue ainsi que les contraintes liées aux transports.

Pour leur part, les employeurs font également face à de nombreux défis quant au recrutement, à l’intégration et au maintien en emploi des travailleurs issus de l’immigration. C’est entre autres le cas des employeurs situés dans les régions éloignées qui peinent à attirer (et à retenir) la main-d’œuvre, qu’elle soit immigrante ou non, à l’extérieur des grands centres urbains. Dans le même ordre d’idées, il peut s’avérer difficile pour un employeur d’évaluer avec justesse les compétences acquises à l’étranger ou de valider des références dans un autre pays.

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